Mon enfant est très colérique

Les bébés font parfois des colères. Cela n’est pas alarmant lorsqu’elles sont justifiées ou compréhensibles. Par exemple s’il est fatigué, malade ou qu’il a mal aux dents. Pleurer, même très fort est alors bien compréhensible. Mais faire des colères disproportionnées et sans raison peut être le signe de quelque chose de plus important.

A partir de quand la colère d’un enfant est-elle inquiétante ?

Mon enfant est hypersensible au moindre changement” raconte ce père qui ne comprend pas pourquoi son enfant se met à pleurer très fort dès qu’on déplace un objet dans la chambre.

Une colère disproportionnée est une colère qui semble causée par une petite contrariété. Cela peut être le signe d’une hypersensibilité aux changements. “Mon enfant semble être à fleur de peau” racontent les parents. Cela peut être banal, l’enfant aime les routines, que tout se passe comme d’habitude et il aime les rituels et la répétition des gestes quotidiens qui le rassurent. Mais associées à d’autres attitudes, ces colères doivent inquiéter et nécessite d’en parler à un médecin ou à un pédiatre.

Troubles du neurodéveloppement

Il y a tellement de raisons qui pourraient expliquer un tempérament colérique qu’il est difficile de donner des explications en quelques mots. Disons que la grande catégorie de ce que les médecins appellent les “troubles du neurodéveloppement” peuvent parfois expliquer des attitudes comme celles-là. On met dans cette catégorie les difficultés liées à une forme ou une autre d’autisme, mais aussi les troubles comme l’hyperactivité qui font que les enfants, même très jeunes ne tiennent pas en place et ne supportent pas l’inactivité,…. On peut aussi penser que ces colères proviennent de difficultés de compréhension de l’enfant : il ne comprend pas parce que son cerveau n’y arrive pas. Son raisonnement et sa mémoire sont dépassés par la somme d’informations qui lui parviennent et l’enfant explose devant tant de sollicitation. Mais avant de poser tel ou tel diagnostic des examens et des observations supplémentaires devront être envisagées.

Un spécialiste du neuro-développement comme un neuropédiatre ou un pédopsychiatre pourra apporter des éléments de compréhension ou solliciter des examens supplémentaires pour comprendre ce qui se passe et proposer un diagnostic. Mais en attendant, il est possible d’agir pour aider l’enfant. Le Centre d’Action Médico-Sociale Précoce (CAMSP) ou le service de PMI pourront vous proposer des solutions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.