Quels sont les signes de l’autisme ?

« Mon bébé ne me regarde pas, il a un retard de langage, il répète les mêmes sons. Est-ce qu’il ne serait pas autiste ? À partir de quand faut-il s’inquiéter ? »

Il existe de nombreux types d’autisme et des formes plus ou moins sévères. Le mot « autisme » ne doit donc pas être prononcé trop vite ou sans précaution. Mais s’il est parfois difficile de mettre un diagnostic, certains signes chez le tout petit doivent néanmoins alerter.

Pour simplifier, on peut dire que l’autisme se manifeste principalement de deux façons : sous la forme d’un problème de communication et sous la forme d’un problème d’attitudes.

Les difficultés de communication peuvent se traduire par un retard de langage ; mais aussi par un retard des relations sociales. L’enfant ne parle pas mais peut aussi ne pas entrer en relation avec les autres. Les attitudes d’un enfant autiste peuvent être une faible curiosité devant la nouveauté, ou des comportements étranges tels que des gestes répétitifs.

La Haute Autorité de Sante précise ces deux grands types de signes

* Les déficits persistants de la communication et des interactions sociales observés dans des contextes variés

* Le caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts ou des activités.

Concrètement, quels sont les signes de l’autisme ?

L’autisme se caractérise par une somme de plusieurs signes qui peuvent être tous présents, mais à des degrés divers. Ces signes permettent de se poser les questions et d’orienter vers des recherches plus poussées. (Voir notre article « Mon enfant est peut-être autiste, que faire ? ») Voici quelques moments clé du développement de l’enfant auxquels les décalages peuvent être observés. Notons au passage que le carnet de santé est pour cela un bon outil pour surveiller le développement de l’enfant. La Haute Autorité de Santé rappelle les signes d’alerte tous les 6 mois :

* Autour de 6 mois, l’enfant ne babille pas. Le bébé ne formule pas les premières syllabes comme ba ou po (Voir notre article sur le babillage)

* A 12 mois, l’enfant ne montre pas du doigt, il ne fait pas coucou ou « au revoir » avec sa main.

* A 18 mois l’enfant ne prononce pas de mot.

* A 24 mois, l’enfant ne construit pas de phrases.

Avant l’âge de 18 mois, l’observation d’une foule de petits détails du quotidien permet de constituer des éléments pour avoir des suspicions. Ainsi la qualité de son sommeil, sa capacité à accepter des aliments diversifiés, les variations de son humeur, sa façon de découvrir un nouvel objet autour de lui peuvent être des indications. Mais attention, ce sont des signes mais pas des symptômes : il ne s’agit pas d’établir un diagnostic sur cette seule base. Ces signes doivent être analysés par des spécialistes. En effet, jusqu’à 18 mois, l’enfant est en pleine construction et élabore en particulier son langage. Chaque bébé se développe à son rythme et à sa façon. Inutile donc de s’affoler sur la seule base de ces observations. Il est peut-être simplement en retard. Néanmoins, il faut y être attentif et en parler avec un médecin si les signes présents inquiètent les parents.

Au moins deux signes d’alerte avant de parler d’autisme

À 18 mois, les spécialistes estiment qu’il faut qu’il y ait au moins deux signes à la fois pour qu’on puisse réellement commencer à devoir être plus vigilant et à se poser la question de l’autisme. Ces signes peuvent être, comme indiqué ci-dessus des retards de langage, mais aussi des difficultés à interagir avec autrui. Parmi ces interactions, il faut observer la façon dont l’enfant regarde autour de lui, montre du doigt, réagit à son prénom, sourit avec une personne, … Si l’enfant n’a pas de relations sociales avec les autres à la crèche ou à la maternelle, il peut être utile de se poser la question de l’autisme. La présence de deux ou plus de ces signes d’alerte constitue un indicateur à soumettre à un médecin.

La question à se poser est de savoir si l’enfant présente ses troubles dans toutes les situations. En effet, les signes de l’autisme doivent se produire dans plusieurs circonstances. L’enfant doit avoir les mêmes difficultés qu’il soit à la maison à la crèche ou chez ses grands-parents. Parlez-en avec toutes les personnes qui le connaissent pour voir si elles aussi ont repéré les mêmes signes que vous.

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