Autisme : le gouvernement veut favoriser l’intervention précoce.

À la veille de la journée mondiale de l’autisme, le gouvernement a présenté ce lundi 1eravril 2019 le premier bilan de sa « Stratégie pour l’autisme dans le cadre des troubles du neuro-développement ». A l’occasion d’une conférence de presse, la Secrétaire d’État a rappelé les principes de l’action gouvernementale sur le sujet. Sophie Cluzel a, en particulier, exprimé la volonté du gouvernement de « remettre la science et la recherche au cœur de la politique publique » et de favoriser les interventions précoces auprès des tout-petits.

Pour cette action précoce, le gouvernement veut faciliter et financer l’accès aux évaluations pour les enfants qui présentent un « signe évocateur d’un trouble du neuro-développement ». Pour eux, un « parcours coordonné de soin » est désormais possible avec la possibilité pour les familles de financer les bilans diagnostiques et les premières interventions d’ergothérapie ou de psychomotricité qui n’étaient pas remboursés jusqu’ici.

Le forfait précoce, explication du fonctionnement

Le communiqué de la secrétaire d’État explique les modalités de la mise en œuvre de ces financements :

« La mise en place d’un parcours coordonné de soins pour les moins de 7 ans est bien engagée avec la création, en loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, d’un forfait « Intervention précoce » aux fins de solvabiliser les bilans diagnostiques et les interventions immédiates, en tant que de besoin, d’ergothérapeutes et de psychomotriciens pour chacun desquels est prévu un forfait de 1500 €, comprenant un premier bilan (140€) puis la prise en charge, sur 12 mois, d’environ 35 séances. Pour un bilan complet d’un psychologue, le forfait s’élève à 300 euros. Ce forfait d’intervention précoce garantit un reste à charge zéro pour les familles, sans attendre les prises en charge de droit commun sur prescription des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). 

La qualité des interventions des professionnels libéraux sera garantie par leur conventionnement avec des plateformes d’intervention précoce qui vont se déployer progressivement sur l’ensemble du territoire. Trente plateformes seront installées d’ici fin 2019, dont une dizaine à la fin du premier semestre, avec l’appui des agences régionales de santé qui pilotent leur déploiement. »

Former les médecins généralistes 

Sophie Cluzel insiste également sur la formation des professionnels de proximité qui devront être capables de repérer les premiers signes d’alerte de l’autisme. Les structures qui portent les « plateformes » autisme et TND ( troubles du neuro-développement ) devront organiser la formation au repérage précoce des médecins généralistes, pédiatres, médecins de =, médecins scolaires, … pour cela le gouvernement annonce la création d’un outil simple de vérification du bon développement de l’enfant et aussi la possibilité pour les médecins de faire une consultation « longue » pour les enfants pour lesquels un examen approfondi s’avère nécessaire.

Ils pourront s’appuyer sur un outil d’aide au repérage de signaux d’alerte, conçus selon le niveau de développement attendu de l’enfant, de 0 à 6 ans. En cours de validation par les professionnels de santé, cet outil sera diffusé dans le cadre du déploiement des plateformes pour faciliter l’orientation des enfants. La vigilance accrue des médecins généralistes en matière de repérage est également favorisée par la mise en œuvre d’une consultation très complexe pour les TSA, depuis le 11 février. » Rappelons que ces consultations peuvent faire l’objet de majoration du tarif de la consultation.

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